Le phare de Varnes
Le phare de Varnes
📍 Monument Lister Côtier

Le phare de Varnes

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3 h
Facile
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Les ruines du phare de Varnes se dressent sur les falaises à l'extrémité nord-ouest de Lista, à environ 30 mètres au-dessus du niveau de la mer. Construit en 1836, la même année que le phare de Lista situé à huit kilomètres de là, il avait pour but de sécuriser la traversée du Listafjorden pour les nombreux bateaux naviguant entre Lista et la ville marchande de Flekkefjord. Ces eaux avaient déjà coûté la vie à d’innombrables personnes, et ces deux phares étaient considérés comme une avancée majeure en matière de sécurité pour les marins.

Le premier gardien du phare, Lars Andersen, perdit tout ce que lui et sa famille possédaient lors d’une tempête alors qu’il se rendait à son nouveau poste à l’automne 1836. Les dangers de la mer à Varnes allaient continuer à marquer la vie de ceux qui y étaient affectés. En 1852, une servante originaire de Sirdal, Ingeborg Osmundsdatter, travaillait au phare lorsque le bateau à vapeur Neptune se retrouva en détresse au large. Le gardien du phare, qui faisait également office de pilote, refusa de mener une opération de sauvetage, estimant que cela reviendrait à une mort certaine. Ingeborg a désobéi à ses ordres, a pris un bateau par un temps épouvantable et a sauvé tout l’équipage. Le capitaine anglais l’a récompensée en lui offrant une perle, mais elle a été renvoyée pour avoir désobéi au gardien et a vécu le reste de sa vie dans le déshonneur pour avoir accompli ce qui était considéré comme un travail d’homme. Aujourd’hui, un moulage en bronze de ses sabots trône sur un vestige de l’escalier de la résidence du gardien, en guise de mémorial.

À proximité des ruines du phare, le fort de Varnes est une batterie côtière allemande de la Seconde Guerre mondiale, qui faisait partie du Mur de l’Atlantique. Équipée de quatre canons Schneider de 105 mm d’une portée de 16 kilomètres, dont deux étaient placés dans des bunkers à flanc de falaise reliés par des tunnels à un poste de commandement. Le fort a été construit avec l’aide de 150 prisonniers russes et néerlandais, mais il n’a jamais été achevé avant la fin de la guerre et n’a jamais servi au combat. Deux des canons d’origine se trouvent toujours dans leurs bunkers, auxquels on peut encore accéder par un tunnel plongé dans l’obscurité totale.

Un sentier de 5,4 kilomètres aller-retour mène au phare et au fort à travers la lande côtière, offrant des vues sur les îles d’Hidra et d’Andabeløy ainsi que sur le Fedafjorden. Les places de stationnement sont très limitées ; les rares emplacements le long de la route en gravier sont plutôt des aires de dépassement étroites que de véritables parkings.

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