Sur la péninsule de Fuglenes, à trois kilomètres du centre de Hammerfest, une colonne de pierre surmontée d'un globe en cuivre domine la mer de Norvège. Il s'agit du Meridianstøtten, le point le plus septentrional de l'arc géodésique de Struve, site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO qui s'étend sur 2 820 kilomètres, d'ici jusqu'à la côte ukrainienne de la mer Noire.
Entre 1816 et 1855, l’astronome germano-russe Friedrich Georg Wilhelm Struve a dirigé une série de relevés à travers dix pays afin de déterminer la taille et la forme exactes de la Terre. Il s’agissait de la première coopération scientifique internationale menée à l’échelle nationale, ainsi que de la première mesure précise d’un arc méridien. Le monument de Hammerfest, conçu par l’architecte von Hanno, a été inauguré en octobre 1854.
La Norvège compte quatre des 34 points de mesure de la chaîne de Struve inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le monument de Hammerfest est de loin le plus facile d’accès : il suffit d’une agréable promenade le long du front de mer. Les trois autres nécessitent un effort considérable : Lille-Raipas, près d’Alta, implique une randonnée en montagne, tandis que Luvddiidčohkka et Bealjášvárri, près de Kautokeino, exigent de solides compétences en orientation pour traverser des tourbières et des plateaux non balisés, avec des moustiques redoutables en été. Se perdre en chemin vers l’un de ces points est presque un rite de passage.
Entre 1816 et 1855, l’astronome germano-russe Friedrich Georg Wilhelm Struve a dirigé une série de relevés à travers dix pays afin de déterminer la taille et la forme exactes de la Terre. Il s’agissait de la première coopération scientifique internationale menée à l’échelle nationale, ainsi que de la première mesure précise d’un arc méridien. Le monument de Hammerfest, conçu par l’architecte von Hanno, a été inauguré en octobre 1854.
La Norvège compte quatre des 34 points de mesure de la chaîne de Struve inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le monument de Hammerfest est de loin le plus facile d’accès : il suffit d’une agréable promenade le long du front de mer. Les trois autres nécessitent un effort considérable : Lille-Raipas, près d’Alta, implique une randonnée en montagne, tandis que Luvddiidčohkka et Bealjášvárri, près de Kautokeino, exigent de solides compétences en orientation pour traverser des tourbières et des plateaux non balisés, avec des moustiques redoutables en été. Se perdre en chemin vers l’un de ces points est presque un rite de passage.