Sur une terrasse surplombant le village de Vik, huit tumulus émergent encore de l’herbe, vestiges d’un cimetière qui a servi à la demeure du chef de clan à Hove pendant près de mille ans. Appelés Moahaugane, ils ont probablement été construits entre 300 et 500 après J.-C., mais ont continué à accueillir les défunts jusqu’à ce que les rites funéraires chrétiens s’imposent vers l’an 1000. De nombreux autres tumulus se dressaient autrefois à cet endroit, notamment à l’époque viking, mais ils ont été rasés au fil des siècles par l’agriculture et les chasseurs de trésors.
La construction d’un seul de ces tumulus nécessitait jusqu’à 600 jours-homme de travail, ce qui en dit long sur le statut des familles qui y étaient inhumées. Les défunts étaient placés dans des chambres bordées de pierres, parfois incinérés, parfois allongés entièrement vêtus sur des peaux d’ours. On retrouve des griffes d’ours dans toutes les tombes. Les fouilles ont mis au jour des découvertes remarquables : un calice en verre vert provenant de la région de la mer Noire et datant des années 300, des fermoirs en argent doré ornés de motifs animaliers, des colliers de perles d’ambre, des pièces de jeu et des dés en os.
Une tombe se distingue particulièrement. Le tumulus n° 7 renfermait un homme datant d’environ 900 apr. J.-C., enterré dans un bateau avec un ensemble complet d’armes, une houe et une faux. Il s’agit de la seule sépulture funéraire en bateau jamais découverte à Hove. Dans le tumulus n° 6, trois sépultures distinctes ont eu lieu en l’espace de seulement 40 ans au cours des années 500. Deux hommes ont été incinérés sur des peaux d’ours ; ils ont peut-être été tués au combat ou par la peste qui a ravagé la Scandinavie au cours de ce siècle. Le site de Moahaugane montre que Hove fut pendant des siècles la principale exploitation agricole de Vik, un centre de pouvoir bien avant la construction de l’église en bois debout voisine de Hopperstad.
La construction d’un seul de ces tumulus nécessitait jusqu’à 600 jours-homme de travail, ce qui en dit long sur le statut des familles qui y étaient inhumées. Les défunts étaient placés dans des chambres bordées de pierres, parfois incinérés, parfois allongés entièrement vêtus sur des peaux d’ours. On retrouve des griffes d’ours dans toutes les tombes. Les fouilles ont mis au jour des découvertes remarquables : un calice en verre vert provenant de la région de la mer Noire et datant des années 300, des fermoirs en argent doré ornés de motifs animaliers, des colliers de perles d’ambre, des pièces de jeu et des dés en os.
Une tombe se distingue particulièrement. Le tumulus n° 7 renfermait un homme datant d’environ 900 apr. J.-C., enterré dans un bateau avec un ensemble complet d’armes, une houe et une faux. Il s’agit de la seule sépulture funéraire en bateau jamais découverte à Hove. Dans le tumulus n° 6, trois sépultures distinctes ont eu lieu en l’espace de seulement 40 ans au cours des années 500. Deux hommes ont été incinérés sur des peaux d’ours ; ils ont peut-être été tués au combat ou par la peste qui a ravagé la Scandinavie au cours de ce siècle. Le site de Moahaugane montre que Hove fut pendant des siècles la principale exploitation agricole de Vik, un centre de pouvoir bien avant la construction de l’église en bois debout voisine de Hopperstad.