Glomfjord est une petite ville industrielle d'environ 1 100 habitants, nichée dans une vallée étroite si escarpée que le soleil y pénètre à peine en hiver. La meilleure comparaison est celle avec Rjukan, dans le Telemark: toutes deux ont été construites autour de l'énergie hydroélectrique, toutes deux restent dans l'ombre pendant des mois, et toutes deux ont installé un téléphérique pour permettre aux ouvriers de monter à flanc de montagne et de voir la lumière du jour pendant la saison sombre.
La centrale électrique de Glomfjord a été construite en 1920, sur les plans de l’architecte Olaf Nordhagen. Ses deux turbines Pelton, d’une puissance de 20 mégawatts chacune, étaient les plus grandes en service en Norvège à l’époque. L’électricité alimentait une fonderie d’aluminium exploitée par Norsk Hydro, et pendant des décennies, la centrale a été la raison d’être de la ville. Glomfjord a connu son apogée dans les années 1960 et 1970, avec jusqu’à 700 ouvriers ; aujourd’hui, la communauté est bien plus petite, mais la centrale fonctionne toujours, alimentée par les eaux de fonte du glacier de Svartisen situé en amont.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’aluminium produit ici était essentiel à l’effort de guerre allemand, ce qui fit de Glomfjord une cible. En septembre 1942, une équipe composée de dix commandos britanniques et de deux agents norvégiens du SOE traversa la mer du Nord à bord du sous-marin français libre Junon. Leur mission, baptisée « Opération Musketoon », consistait à détruire la centrale. Ils réussirent leur coup : la centrale fut mise hors service et resta fermée jusqu’à la fin de la guerre. Mais le prix à payer fut élevé. Les commandos se divisèrent en deux groupes pour s’échapper ; quatre hommes parvinrent à rejoindre la Suède, puis finalement leur pays. L’autre groupe fut capturé. L’un d’entre eux succomba à ses blessures. Les sept autres furent emmenés en Allemagne, interrogés, puis exécutés au camp de concentration de Sachsenhausen. Ce raid fut l’un des incidents qui poussèrent Hitler à promulguer son tristement célèbre «ordre sur les commandos», ordonnant que tous les commandos capturés soient tués sans procès.
La centrale électrique de Glomfjord a été construite en 1920, sur les plans de l’architecte Olaf Nordhagen. Ses deux turbines Pelton, d’une puissance de 20 mégawatts chacune, étaient les plus grandes en service en Norvège à l’époque. L’électricité alimentait une fonderie d’aluminium exploitée par Norsk Hydro, et pendant des décennies, la centrale a été la raison d’être de la ville. Glomfjord a connu son apogée dans les années 1960 et 1970, avec jusqu’à 700 ouvriers ; aujourd’hui, la communauté est bien plus petite, mais la centrale fonctionne toujours, alimentée par les eaux de fonte du glacier de Svartisen situé en amont.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’aluminium produit ici était essentiel à l’effort de guerre allemand, ce qui fit de Glomfjord une cible. En septembre 1942, une équipe composée de dix commandos britanniques et de deux agents norvégiens du SOE traversa la mer du Nord à bord du sous-marin français libre Junon. Leur mission, baptisée « Opération Musketoon », consistait à détruire la centrale. Ils réussirent leur coup : la centrale fut mise hors service et resta fermée jusqu’à la fin de la guerre. Mais le prix à payer fut élevé. Les commandos se divisèrent en deux groupes pour s’échapper ; quatre hommes parvinrent à rejoindre la Suède, puis finalement leur pays. L’autre groupe fut capturé. L’un d’entre eux succomba à ses blessures. Les sept autres furent emmenés en Allemagne, interrogés, puis exécutés au camp de concentration de Sachsenhausen. Ce raid fut l’un des incidents qui poussèrent Hitler à promulguer son tristement célèbre «ordre sur les commandos», ordonnant que tous les commandos capturés soient tués sans procès.