Nichée dans le quartier résidentiel de Slemdal, loin du centre touristique, se trouve l'une des attractions les plus extraordinaires et les moins visitées d'Oslo. Le musée Emanuel Vigeland est à la fois le mausolée et l'œuvre de toute une vie d'Emanuel Vigeland, le frère cadet et moins connu du sculpteur Gustav Vigeland. Ne confondez pas les deux : Gustav a créé le célèbre parc, tandis qu’Emanuel a conçu ce lieu très différent.
À l’origine, Emanuel a construit ce bâtiment en 1926 pour en faire une galerie destinée à exposer ses peintures et ses sculptures. Mais en vieillissant, il a décidé qu’il en ferait son tombeau. Inspiré par les maîtres italiens, il l’a baptisée « Tomba Emmanuelle ». Il a muré toutes les fenêtres, plongeant l’intérieur dans une obscurité quasi totale, et a passé les vingt années suivantes à peindre une fresque de 800 mètres carrés intitulée « Vita » (qui signifie « Vie ») sur l’ensemble du plafond en voûte en berceau et des murs.
La fresque illustre tout le cycle de l’existence humaine, de la conception à la mort, à travers une multitude de corps nus dans des scènes d’intimité, de naissance, d’extase et de décomposition. Les images sont intenses, érotiques et profondément personnelles. Lorsque l’on entre pour la première fois, l’obscurité est presque totale ; il faut plusieurs minutes à nos yeux pour s’y habituer. L’acoustique y est remarquable : même le pas le plus léger résonne jusqu’à quatorze secondes sous la voûte. Les cendres d’Emanuel reposent dans une urne au-dessus de la porte d’entrée.
Le musée a ouvert ses portes au public en 1959, plus d’une décennie après sa mort. Il reste l’un de ces lieux que les gens trouvent soit profondément émouvants, soit profondément troublants, parfois les deux à la fois. Il n’est ouvert que le dimanche, et il est interdit de prendre des photos à l’intérieur. Pour s’y rendre, prenez le métro jusqu’à la station Slemdal, puis marchez quelques minutes en montée.
À l’origine, Emanuel a construit ce bâtiment en 1926 pour en faire une galerie destinée à exposer ses peintures et ses sculptures. Mais en vieillissant, il a décidé qu’il en ferait son tombeau. Inspiré par les maîtres italiens, il l’a baptisée « Tomba Emmanuelle ». Il a muré toutes les fenêtres, plongeant l’intérieur dans une obscurité quasi totale, et a passé les vingt années suivantes à peindre une fresque de 800 mètres carrés intitulée « Vita » (qui signifie « Vie ») sur l’ensemble du plafond en voûte en berceau et des murs.
La fresque illustre tout le cycle de l’existence humaine, de la conception à la mort, à travers une multitude de corps nus dans des scènes d’intimité, de naissance, d’extase et de décomposition. Les images sont intenses, érotiques et profondément personnelles. Lorsque l’on entre pour la première fois, l’obscurité est presque totale ; il faut plusieurs minutes à nos yeux pour s’y habituer. L’acoustique y est remarquable : même le pas le plus léger résonne jusqu’à quatorze secondes sous la voûte. Les cendres d’Emanuel reposent dans une urne au-dessus de la porte d’entrée.
Le musée a ouvert ses portes au public en 1959, plus d’une décennie après sa mort. Il reste l’un de ces lieux que les gens trouvent soit profondément émouvants, soit profondément troublants, parfois les deux à la fois. Il n’est ouvert que le dimanche, et il est interdit de prendre des photos à l’intérieur. Pour s’y rendre, prenez le métro jusqu’à la station Slemdal, puis marchez quelques minutes en montée.