Nannestad est une commune agricole paisible située au nord d'Oslo, surtout connue pour abriter la zone autour de l'aéroport de Gardermoen. Entre 2000 et 2014, son service technique a été le théâtre de l'une des affaires de fraude municipale les plus longues de Norvège.
Le responsable du service technique était chargé d’approuver les factures relatives aux stations d’épuration et aux stations de pompage de la commune. Pendant quatorze ans, il a validé environ 7,5 millions de couronnes de factures totalement fictives émanant d’un seul fournisseur de pièces détachées. Ce même fournisseur a également présenté environ 9 millions de couronnes de factures légitimes au cours de la même période, ce qui rendait la fraude plus difficile à détecter dans le flux de documents administratifs. Chaque fausse facture était validée par le chef de service et payée par la commune sans aucune remise en question.
Sa récompense pour ces quatorze années de fraude fut modeste : environ 485 000 couronnes en espèces, quelques bouteilles de brandy et un chauffe-eau. Le fournisseur a empoché le reste.
L’affaire a été dévoilée lorsqu’un contrôle interne mené au sein de la municipalité de Nannestad a éveillé des soupçons quant à des factures fictives émanant du fournisseur de pièces détachées. Ce dernier a reconnu la fraude et désigné le chef de service comme son complice interne. L’enquête a révélé que la responsable comptable de la municipalité avait remis en question certaines de ces factures au fil des ans, mais que le chef de service lui avait simplement répondu qu’elles étaient « en règle » et qu’elle s’était contentée de le croire sur parole.
Le chef de service travaillait pour la commune depuis les années 1980 et jouissait d’une grande confiance. Il a été reconnu coupable de corruption passive aggravée et d’abus de confiance aggravé, et condamné à quatre ans et deux mois de prison. Cette affaire a mis en lumière une faiblesse commune à de nombreuses petites communes norvégiennes : le système de validation des factures par deux personnes existait sur le papier, mais dans la pratique, une seule personne de confiance pouvait le contourner pendant des décennies sans que personne ne s’y oppose.
Le responsable du service technique était chargé d’approuver les factures relatives aux stations d’épuration et aux stations de pompage de la commune. Pendant quatorze ans, il a validé environ 7,5 millions de couronnes de factures totalement fictives émanant d’un seul fournisseur de pièces détachées. Ce même fournisseur a également présenté environ 9 millions de couronnes de factures légitimes au cours de la même période, ce qui rendait la fraude plus difficile à détecter dans le flux de documents administratifs. Chaque fausse facture était validée par le chef de service et payée par la commune sans aucune remise en question.
Sa récompense pour ces quatorze années de fraude fut modeste : environ 485 000 couronnes en espèces, quelques bouteilles de brandy et un chauffe-eau. Le fournisseur a empoché le reste.
L’affaire a été dévoilée lorsqu’un contrôle interne mené au sein de la municipalité de Nannestad a éveillé des soupçons quant à des factures fictives émanant du fournisseur de pièces détachées. Ce dernier a reconnu la fraude et désigné le chef de service comme son complice interne. L’enquête a révélé que la responsable comptable de la municipalité avait remis en question certaines de ces factures au fil des ans, mais que le chef de service lui avait simplement répondu qu’elles étaient « en règle » et qu’elle s’était contentée de le croire sur parole.
Le chef de service travaillait pour la commune depuis les années 1980 et jouissait d’une grande confiance. Il a été reconnu coupable de corruption passive aggravée et d’abus de confiance aggravé, et condamné à quatre ans et deux mois de prison. Cette affaire a mis en lumière une faiblesse commune à de nombreuses petites communes norvégiennes : le système de validation des factures par deux personnes existait sur le papier, mais dans la pratique, une seule personne de confiance pouvait le contourner pendant des décennies sans que personne ne s’y oppose.