Steinvikholmen est une forteresse située sur une petite île du fjord de Trondheim, reliée au continent par une chaussée à marée basse. Construite dans les années 1520 par le dernier archevêque catholique de Norvège, Olav Engelbrektsson, elle marque l’endroit où la Norvège catholique a livré son dernier combat.
Lorsque le roi dano-norvégien Christian III imposa la Réforme luthérienne en 1536, Engelbrektsson refusa de se soumettre. Il avait passé des années à construire Steinvikholmen pour en faire son bastion, une forteresse conçue pour résister à la fois aux assauts militaires et aux pressions politiques. Ses épais murs de pierre, ses emplacements de canons et l’emplacement stratégique de l’île en faisaient une forteresse redoutable. Mais ses alliances politiques s’effondrèrent et, en avril 1537, il fut contraint de fuir la Norvège par bateau, emportant avec lui les reliques les plus sacrées du pays, notamment le reliquaire de saint Olav provenant de la cathédrale de Nidaros. Il mourut en exil aux Pays-Bas plus tard dans l’année, et les reliques ne furent jamais restituées.
Son départ marqua la fin de l’Église catholique en Norvège. Les monastères furent dissous, les biens de l’Église saisis par la couronne, et l’archevêché de Nidaros, qui avait façonné la vie religieuse norvégienne pendant cinq siècles, cessa d’exister.
Aujourd’hui, la forteresse se présente sous la forme d’une ruine que l’on peut parcourir et explorer. Les murs massifs et la tour restent impressionnants, et le cadre au bord du fjord est évocateur. À marée basse, on peut traverser la chaussée ; à marée haute, l’île est coupée du monde, ce qui renforce le sentiment d’isolement qu’Engelbrektsson a dû ressentir durant ses derniers mois passés ici.
Lorsque le roi dano-norvégien Christian III imposa la Réforme luthérienne en 1536, Engelbrektsson refusa de se soumettre. Il avait passé des années à construire Steinvikholmen pour en faire son bastion, une forteresse conçue pour résister à la fois aux assauts militaires et aux pressions politiques. Ses épais murs de pierre, ses emplacements de canons et l’emplacement stratégique de l’île en faisaient une forteresse redoutable. Mais ses alliances politiques s’effondrèrent et, en avril 1537, il fut contraint de fuir la Norvège par bateau, emportant avec lui les reliques les plus sacrées du pays, notamment le reliquaire de saint Olav provenant de la cathédrale de Nidaros. Il mourut en exil aux Pays-Bas plus tard dans l’année, et les reliques ne furent jamais restituées.
Son départ marqua la fin de l’Église catholique en Norvège. Les monastères furent dissous, les biens de l’Église saisis par la couronne, et l’archevêché de Nidaros, qui avait façonné la vie religieuse norvégienne pendant cinq siècles, cessa d’exister.
Aujourd’hui, la forteresse se présente sous la forme d’une ruine que l’on peut parcourir et explorer. Les murs massifs et la tour restent impressionnants, et le cadre au bord du fjord est évocateur. À marée basse, on peut traverser la chaussée ; à marée haute, l’île est coupée du monde, ce qui renforce le sentiment d’isolement qu’Engelbrektsson a dû ressentir durant ses derniers mois passés ici.