Construit en 1854, le phare d’Eigerøy fut le premier phare en fonte de Norvège. La tour de 17 mètres a été fabriquée à Stavanger puis assemblée sur place ; elle a ensuite été recouverte d’environ 70 000 briques pour assurer son isolation et sa stabilité. Sa lentille de Fresnel de deuxième ordre, l’une des plus puissantes de la côte norvégienne, projette un faisceau visible à plus de 20 milles marins. Le phare marque l’extrémité sud-ouest de l’île d’Eigerøy, protégeant l’accès au port d’Egersund depuis la mer du Nord.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les forces allemandes ont fortifié le promontoire autour du phare dans le cadre de leurs défenses côtières. Des bunkers, des tranchées et des emplacements de tir ont été aménagés dans le terrain rocheux. Fait inhabituel, certaines des tourelles installées ici étaient des tourelles blindées norvégiennes, prélevées sur les propres défenses côtières du pays après la capitulation de 1940 et réutilisées par les occupants. Ces tourelles sont encore visibles aujourd’hui, créant un étrange contraste : des armes de fabrication norvégienne retournées contre les alliés de leurs fabricants, qui rouillent désormais dans le béton à côté de l’élégant phare victorien.
Le phare a été automatisé en 1983 et classé monument historique en 1998. Depuis 2022, la maison du gardien est gérée par Dalane Turlag et le DNT, qui l’ont transformée en gîte touristique avec personnel pouvant accueillir 12 personnes. Les environs du phare constituent une destination de randonnée très prisée, avec des sentiers balisés le long du littoral escarpé. Le substrat rocheux est ici constitué d’anorthosite, cette pierre pâle caractéristique du Géoparc mondial de l’UNESCO de Magma, formée il y a 930 millions d’années dans des conditions similaires à celles que l’on trouve à la surface de la Lune.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les forces allemandes ont fortifié le promontoire autour du phare dans le cadre de leurs défenses côtières. Des bunkers, des tranchées et des emplacements de tir ont été aménagés dans le terrain rocheux. Fait inhabituel, certaines des tourelles installées ici étaient des tourelles blindées norvégiennes, prélevées sur les propres défenses côtières du pays après la capitulation de 1940 et réutilisées par les occupants. Ces tourelles sont encore visibles aujourd’hui, créant un étrange contraste : des armes de fabrication norvégienne retournées contre les alliés de leurs fabricants, qui rouillent désormais dans le béton à côté de l’élégant phare victorien.
Le phare a été automatisé en 1983 et classé monument historique en 1998. Depuis 2022, la maison du gardien est gérée par Dalane Turlag et le DNT, qui l’ont transformée en gîte touristique avec personnel pouvant accueillir 12 personnes. Les environs du phare constituent une destination de randonnée très prisée, avec des sentiers balisés le long du littoral escarpé. Le substrat rocheux est ici constitué d’anorthosite, cette pierre pâle caractéristique du Géoparc mondial de l’UNESCO de Magma, formée il y a 930 millions d’années dans des conditions similaires à celles que l’on trouve à la surface de la Lune.
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