Dovrefjell-Sunndalsfjella est l’une des plus grandes zones protégées du continent norvégien : 4 367 kilomètres carrés de plateaux alpins, de vallées glaciaires et de crêtes escarpées. Le parc a été créé en 1974, puis agrandi à deux reprises, en 2002 et en 2018. Il protège l’écosystème alpin le mieux préservé d’Europe, où vivent des rennes sauvages, des gloutons, des renards arctiques et l’animal pour lequel la plupart des visiteurs viennent ici : le bœuf musqué.
L’histoire du bœuf musqué est celle d’une extinction suivie d’un renouveau tenace. Ces animaux parcouraient le Dovrefjell il y a plus de 30 000 ans aux côtés du mammouth laineux, avant de disparaître au cours de la dernière période glaciaire. En 1913, deux vertèbres de bœuf musqué ont été découvertes dans un tranchée ferroviaire à Innset, au nord d’Oppdal, preuve qu’ils vivaient autrefois ici. En 1932, dix animaux provenant du Groenland ont été relâchés près de la gare de Hjerkinn. Ils se sont reproduits, mais aucun n’a survécu à la guerre : des soldats allemands ont abattu deux mâles, des Norvégiens ont tué les autres, et certains sont morts dans des accidents. Une deuxième tentative, menée entre 1947 et 1953, a permis d’importer 27 veaux du Groenland. Cette fois-ci, l’opération a été couronnée de succès. En 2019, la population comptait environ 240 animaux, bien que les chiffres fluctuent. Environ 50 veaux naissent chaque année.
Des safaris à la découverte des bœufs musqués sont organisés tous les jours pendant l’été ; il s’agit généralement de randonnées guidées de six heures au départ de Hjerkinn ou de Kongsvoll. Quelques opérateurs proposent également des excursions hivernales. Un bœuf musqué adulte pèse jusqu’à 450 kilos et peut charger à 60 km/h ; il vaut donc mieux ne pas s’en approcher seul. Gardez une distance d’au moins 200 mètres si vous en croisez un sans guide. Malgré son nom et son apparence, le bœuf musqué est plus proche du mouton et de la chèvre que du bovin. Sa laine de sous-poil, appelée « qiviut », est l’une des fibres naturelles les plus chaudes au monde.
L’histoire du bœuf musqué est celle d’une extinction suivie d’un renouveau tenace. Ces animaux parcouraient le Dovrefjell il y a plus de 30 000 ans aux côtés du mammouth laineux, avant de disparaître au cours de la dernière période glaciaire. En 1913, deux vertèbres de bœuf musqué ont été découvertes dans un tranchée ferroviaire à Innset, au nord d’Oppdal, preuve qu’ils vivaient autrefois ici. En 1932, dix animaux provenant du Groenland ont été relâchés près de la gare de Hjerkinn. Ils se sont reproduits, mais aucun n’a survécu à la guerre : des soldats allemands ont abattu deux mâles, des Norvégiens ont tué les autres, et certains sont morts dans des accidents. Une deuxième tentative, menée entre 1947 et 1953, a permis d’importer 27 veaux du Groenland. Cette fois-ci, l’opération a été couronnée de succès. En 2019, la population comptait environ 240 animaux, bien que les chiffres fluctuent. Environ 50 veaux naissent chaque année.
Des safaris à la découverte des bœufs musqués sont organisés tous les jours pendant l’été ; il s’agit généralement de randonnées guidées de six heures au départ de Hjerkinn ou de Kongsvoll. Quelques opérateurs proposent également des excursions hivernales. Un bœuf musqué adulte pèse jusqu’à 450 kilos et peut charger à 60 km/h ; il vaut donc mieux ne pas s’en approcher seul. Gardez une distance d’au moins 200 mètres si vous en croisez un sans guide. Malgré son nom et son apparence, le bœuf musqué est plus proche du mouton et de la chèvre que du bovin. Sa laine de sous-poil, appelée « qiviut », est l’une des fibres naturelles les plus chaudes au monde.